(CONNECT) La Wyss Academy for Nature a réorienté ses activités au cours de sa cinquième année d’existence : « Au lieu de tisser de nouveaux fils isolés, nous avons renforcé le tissu dans son ensemble », peut-on lire dans l'aperçu du rapport annuel 2025 qui vient d'être présenté. Au cours des premières années, la Wyss Academy a créé les conditions nécessaires pour apprendre rapidement sur le terrain, en mettant en place des équipes et des partenariats dans ses six « Solutionscapes » au Kenya, à Madagascar, au Pérou, au Laos et dans le canton de Berne. Dans ces laboratoires réels dédiés au changement systémique, l’approche de la Wyss Academy vise à trouver des solutions holistiques à des défis complexes, qui profitent à la fois aux personnes et à la nature.
À l’issue de cette première phase quinquennale, les fondements stratégiques et organisationnels de la deuxième phase, qui s’étendra de 2026 à 2030, ont été affinés, comme l’ont indiqué le directeur, le Prof. Dr Peter Messerli, et le président du conseil de fondation, le Prof. Dr Christian Leumann, dans leur lettre adressée aux parties prenantes. Ils y présentent les résultats obtenus et indiquent la direction à suivre à l'avenir.
En combinant recherche, politique et pratique, la Wyss Academy vise à créer une valeur ajoutée qui dépasse le cadre des projets individuels. « Ce qui importe, ce n’est pas le nombre de projets, mais la manière dont un changement positif et systémique peut voir le jour dans des régions menacées par le changement climatique, la perte de biodiversité ou une utilisation non durable des terres », explique Peter Messerli, directeur de la Wyss Academy for Nature, dans un communiqué accompagnant le rapport annuel.
Parmi les 60 projets menés par la Wyss Academy, on cite notamment la restauration de paysages semi-arides fortement dégradés sur le plan écologique dans le nord du Kenya grâce à la construction de talus de terre en demi-cercle. Dans la région péruvienne de Madre de Dios, la Wyss Academy développe actuellement, en collaboration avec des organisations partenaires, un incubateur dédié à l’agroforesterie. Et dans le Grossen Moos, dans le canton de Berne, un projet pilote teste comment l’irrigation de surface des cultures peut être considérablement réduite grâce à une retenue ciblée des eaux souterraines. ce/mm
